Faciliter l’accès à l’énergie renouvelable

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Les solutions technologiques de John Cockerill visent à permettre l’utilisation du soleil, de l’eau, de la biomasse ou du vent pour produire de l’électricité. Elles permettent ensuite de stocker cette électricité et de la rendre accessible où et quand on en a besoin. En 2019, ses équipes ont ainsi:
– Démarré une première centrale thermo-solaire à sels fondus (Chine)
– Garanti le parfait fonctionnement de 100 éoliennes en Mer du Nord (Belgique)
– Canalisé le pouvoir énergétique de la Meuse (Belgique)

Stocker l’énergie du soleil pour réguler la production d’énergie verte

Réguler l’énergie verte

Luneng, acteur chinois de l’énergie, développe à Haixi (Chine) un complexe de production électrique qui réunit plusieurs sources d’énergie renouvelable : le photovoltaïque, l’éolien et le thermo-solaire. Objectif : optimiser leur rendement et mieux maîtriser leur intermittence. John Cockerill est partie prenante à ce projet.

Récepteur solaire John Cockerill

La centrale thermo-solaire de ce complexe a démarré à la fin de l’été 2019. Viviane, Project Manager : « Nos équipes en ont conçu le récepteur solaire. Une structure de 40 m de haut, qui a été hissée au sommet d’une tour de 150 m. Le champ de miroirs solaires situés au pied de cette tour concentre les rayons du soleil vers notre récepteur, qui va ainsi chauffer du sel fondu à très haute température (565°C). Ceci permet de chauffer l’eau qui entrera ensuite dans la production de vapeur nécessaire, en bout de course, à la production d’électricité. L’intérêt de ce sel fondu, c’est qu’il est maintenu chaud pendant une douzaine d’heures. Cela permet de décider du moment où on produit l’électricité. Pas seulement quand le soleil brille, mais quand on en a vraiment besoin. »

Au-delà du récepteur solaire, les équipes de John Cockerill ont également conçu un système de contrôle à distance des variations de température. « Ce logiciel nous permet de détecter les variations de températures de nos échangeurs et de procéder aux ajustements nécessaires afin de garantir tant l’intégrité de notre équipement que la bonne température du sel fondu. Cerise sur le gâteau, nous sommes en mesure de contrôler cela depuis notre siège à Seraing (Belgique). En combinant cette énergie stockée avec l’énergie générée en direct par le photovoltaïque et l’éolien, on peut mieux réguler l’énergie verte pour la libérer au bon moment. »

John Cockerill équipe actuellement d’autres centrales thermo- solaires à sels fondus, au Chili et à Dubaï.

Assurer le meilleur rendement des éoliennes offshore

La Belgique mise sur l’éolien dans sa transition énergétique. Il représente 10% de sa production d’électricité. Près de la moitié de cette électricité éolienne est produite en Mer du Nord. C’est là où il y a le plus de vent et où il est possible d’installer des éoliennes de très grande taille et puissance. La Belgique se place au 4ème rang européen en puissance éolienne offshore. John Cockerill se positionne comme partenaire de choix pour assurer la maintenance de ces parcs éoliens offshore et en garantir leur disponibilité et le meilleur rendement.

40% de la puissance éolienne belge en mer

Marie-Anne, Project Manager : « Nous assurons la maintenance d’éoliennes offshore en Belgique depuis 2011. Ces éoliennes sont impressionnantes : plus de 100 m de haut et des pales de 75 m de long pour les plus grandes. En 2019, John Cockerill a signé un contrat de maintenance d’un nouveau parc en Mer du Nord. En tout, nous veillons actuellement au bon fonctionnement de plus de 100 éoliennes, soit 40% de la puissance éolienne belge en mer. Un investissement considérable a été nécessaire en formations technique et sécurité. Il faut dire que le transport des « éoliens » se fait par bateau et par hélicoptère. Nous intervenons également onshore, sur demande, en Belgique mais aussi aux Pays-Bas ou encore au Royaume-Uni. »

Canaliser le pouvoir de l’eau

Force hydraulique

La Meuse, important axe de transport fluvial entre la France et la Port d’Anvers, est un fleuve capricieux. En aval de Liège (Belgique), son débit varie fréquemment de 50 à 2 000 m³/s, avec une capacité pour une crue centennale de 3 000 m³/s. Le pont-barrage de l’Ile Monsin a été construit en 1928 par les équipes de John Cockerill. En fonction de ce débit variable, il permet de maintenir un niveau navigable de la Meuse et du Canal Albert entre Ivoz-Ramet et Genk (Belgique), soit un tronçon de plus de 60 km. En parallèle au barrage, EDF Luminus récupère une partie du débit pour produire de l’hydroélectricité. Les vannes devaient être remplacées pour assurer la sécurité du fleuve en amont (la ville de Liège) et en aval (la ville de Visé et les Pays-Bas) avec l’accès au port pétrolier de Wandre, réserve stratégique de l’Etat. Les autorités wallonnes ont de nouveau choisi les équipes de John Cockerill pour la mise en oeuvre de cet immense chantier.

Des vannes impressionnantes

Fabian, Project Manager : « Ce chantier s’étale sur trois périodes d’étiage (d’avril à octobre) afin d’être à l’abri des crues hivernales et de réduire l’impact sur l’écoulement des eaux. Deux vannes sont remplacées par étiage : en 2019, nous en avons donc remplacé deux, ainsi que leurs mécanismes de manœuvre. Chacune fait 145 tonnes et 27 mètres de long. L’ensemble de l’intervention est pris en charge par John Cockerill : les réducteurs et les tableaux électriques ont été fabriqués dans nos ateliers et, sur site, nous avons combiné les expertises mécaniques, électriques et d’automatisation de nos différentes équipes. Une remarquable synergie inter-entités ! La bonne coordination avec les équipes de génie civil a permis une sécurité maximale. »

Toute cette opération permettra, à terme, d’assurer la sécurité du fleuve et de continuer à fournir de l’électricité verte à 14 000 ménages.